Accueil
Qui sommes-nous?
Mot de la présidente
L'équipe
Contenu
Edito
Abonnez-vous
Contactez nous
Diaspora Politique Economie Société International Culture Sport Vidéos Audios
ECONOMIE
 
 
NTS: le long parcours de l’industriel, Ibrahima Macodou Fall
Publié le : Mercredi 8 Novembre 2017 - 22:54 - Commentaires : 0 - Consulté : 161 Imprimer

L’image contient peut-être : 1 personne, souritIl a été élève et guitariste dans l’orchestre de sa ville, professeur de mathématiques, cadre supérieur en France dans un grand Groupe industriel, auparavant étudiant à la FAC des sciences et ouvrier stagiaire pendant les vacances à l’usine STS de Thiès qu’il a finalement acheté . Il devient ainsi le patron d’une entreprise qui l’a naguère employé comme ouvrier. Focus sur un parcours hors du commun.
Une grande expérience industrielle marque le parcours professionnel de cet ancien professeur de mathématiques diplômé de la Faculté des sciences de Dakar et de l’Institut d’Administration des Entreprises (IAE) de Paris I Panthéon Sorbonne. Fondateur de plusieurs entreprises au Sénégal Ibrahima Macodou Fall s’est particulièrement distingué dans le sauvetage d’industries textiles dans le pays. Fondateur de la Nouvelle Société textile Sénégalaise NSTS en 1990 pour racheter à un milliard de francs cfa les actifs de la STS en liquidation judiciaire, il réalise ainsi un retour dans une usine qu’il avait déjà fréquentée comme stagiaire dans les années 70. « J’étais payé 32.500 cfa par mois et j’ai pu retrouver mes bulletins de salaires dans les archives de l’usine », indique t-il. Il modernise l’entreprise en injectant 5 milliards cfa dans l’outil et s’impose sur le marché d’exportation du tissu écru 100% coton destiné à la fabrication de draps de lit. En 1997, il crée la Filature et Tissage de Thiès (FTT). Six milliards investis dans cette usine spécialisée dans la fabrication de fils pour le sportwear et la serviette qui exportait toute sa production en Europe. Son Groupe s’étend et reprend les usines de la Sotexka à l’arrêt en location gérance dans le cadre du processus de privatisation de la Sotexka engagé par le Gouvernement de Abdou Diouf en 1997. Dans cette opération, son entreprise y investit plus de 10 milliards francs fca avec sa filiale INDOSEN créée en partenariat avec un Groupe Indien pour se voir délester de cet outil quelques années après, par le Gouvernement de l’alternance.



En 10 ans il avait réussi à construire le plus grand complexe industriel dans le secteur du textile du pays en réalisant une intégration totale de ses activités de la filature à la confection. Il a mis tous ses moyens ainsi que d’importantes ressources financières de l’étranger dans l’industrie de notre pays. En 1999, son Groupe comptait 800 personnes et pouvait générer plus de 20 milliards de chiffre d’affaires annuel. Lors de la célébration de la relance des activités des usines de la Sotexka à Kahone qu’il venait de réussir, le Président Abdou Diouf, sortit de son discours pour s ‘adresser directement à Ibrahima Macodou Fall en ces termes : « … Vous êtes compétent et sérieux, vous êtes courageux et vous êtes un grand patriote …» Le Président Abdou Diouf appréciait ainsi cet industriel sénégalais bon teint qui venait de relever le défi du sauvetage usines de la Sotexka qui étaient menacées de démantèlement après celle de la STS de Thiès.

Les années thièssoises

Ibou comme l’appellent les Thiessois, natif de Thiès et fils d’un cadre des chemins de fer, a passé sa jeunesse á la Cité Ballabey au sein de la grande famille des cheminots. Il a fréquenté l’école Clémenceau (Rebaptisé Ibra Cathy Ba) et le lycée Malick Sy où il décroche son Bac D avec Mention. Membre fondateur de l’orchestre mythique de Thiès le Royal Band dont il fut le guitariste soliste. Un très bon guitariste, disent les Thiessois., il a su concilier la musique et les études. A la question de savoir comment il a réussi à le faire, il répond : « Mon père était très exigeant. It tenait beaucoup à notre réussite et nous avait mis dans des conditions exceptionnelles d’études. Par exemple il nous avait ouvert un compte dans une boutique, on pouvait prendre tout ce dont on avait besoin, j’allais au lycée en mobylette ensuite en scooter (Vespa 50) à l’époque et de temps en temps avec sa voiture personnelle, une Citroën DS. Aussi quand il y’avait grève au lycée, il nous conduisait mon frère et moi manu militari au lycée et nous attendait à la porte. Les résultats scolaires déterminaient tout le reste et tant qu’ils étaient bons, on pouvait jouer à la musique mon frère et moi. Mais comme on tenait à notre musique, il fallait travailler. Voilà comment on a réussi à jouer à la musique de la 6ième à la terminale, mon frère guitariste bassiste devenu colonel dans l’armée et moi guitariste soliste. J’appartiens à cette grande famille de musiciens sénégalais parmi lesquels, je compte de nombreux amis. J’ai fait le tour du Sénégal, la Gambie avec le Royal Band et j’ai joué avec les grands musiciens qui ont marqué de leur empreinte la musique sénégalaise tels que Feu laba Sosse, Feu Cheikh Tidiane Tall, Paix à leur âme, Henry Guillabert, Ablaye Ndiaye Thiossane, …» Après le Bac, Ibou s’inscrit à l’Université de Dakar et pendant les vacances, il allait travailler dans l’usine de la STS qu’il a donc fini par acheter. Ibou fait ses premiers pas dans l’industrie en travaillant de jour comme de nuit. « Ma préférence c’était l’équipe de 6 H du matin, J’avais un grand plaisir à prendre avec les ouvriers à la grille de l’usine, le café chaud servi dans les pots métalliques qui vous brulent les doigts, le vrai, tangana de l’époque », se souvient- il.

Un professeur de mathématiques apprécié de ses anciens élèves
IMF a passé 5 années au Lycée Blaise en qualité de professeur de mathématiques (M. Seydou Gueye secrétaire General du Gouvernement et Mamadou Oumar Ndiaye journaliste font partie de ses anciens élèves). Ceux qui l’ont connu professeur témoignent qu’il a été un très bon professeur et sérieux dans son travail. Quand on évoque avec lui les appréciations de ses anciens élèves, il répond avec étonnement : «… mais, je ne faisais que mon travail de professeur, je ne m’absentais pas et j’arrivais toujours avant l’heure de cours, cependant, un jour le censeur du lycée m’a fait venir dans son bureau où il était en compagnie de quelqu’un que je ne connaissais pas. Il me dit ; M. Fall, je vous présente M. Fadiga le gouverneur de la Banque Centrale, il est venu au Lycée pour nous demander de le mettre en relation avec le meilleur professeur de mathématiques du Lycée. Après concertation avec le proviseur, nous vous avons désigné. Je n’étais certainement pas le meilleur professeur du lycée car il n’existait pas un système d’évaluation des professeurs, mais peut être que le sérieux dont j’ai fait montre dans mon travail a été bien relevé par l’administration du lycée. J’en ai eu une grande satisfaction. » J’ai suivi les enfants de M. Fadiga pendant trois ans, c’est mon départ pour la France qui m’a séparé de cette famille. En fait, après 5 ans d’enseignement, j’ai voulu m’inscrire en sciences économiques, mais à l’époque, le Ministère avait pris une mesure qui visait à stopper la fuite des professeurs de mathématiques vers d’autres filières. Mon inscription à la Fac de Sciences Eco fut refusé et sur un coup de tête, je suis parti en France où la chance m’a sourit »

Cadre supérieur dans un grand Groupe français
IMF s’est envolé vers la France pour poursuivre des études de gestion et décroche un diplôme de 3ième cycle de l‘Institut d’Administration des Entreprises (I.A.E) de Paris le Certificat d’Aptitude en Administration des Entreprises – option finance, il passe du statut de stagiaire à assistant contrôleur de gestion pour terminer contrôleur de gestion dans une grande entreprise industrielle filiale du Groupe Matra jusqu’à son retour au Sénégal. C’est au sein de ce groupe que IMF s’est forgé dans le management et le développement d’entreprises industrielles en sa qualité de contrôleur de gestion membre du comité de direction. Ses domaines de compétences couvrent le montage et le management de projets, les études d’investissements, le montage financier, la gestion de l’exploitation, la gestion financière, commerciale et des ressources humaines. C’est aussi au sein de ce Groupe que IMF a mené plusieurs missions de redressement d’entreprises en difficultés.

Retour au bercail , sauveteur et fondateur d’entreprises
En 1986, Feu Cheikh Tidiane NDiaye,, Président Directeur Général du Groupe Express Transit, parvient à décrocher ce haut cadre sénégalais en France pour prendre en charge le développement de son Groupe. D’ailleurs rappelle t-il; pour le convaincre d’accepter son offre, M. Cheikh Tidiane Ndiaye a envoyé plusieurs missions en France dont l’une était conduite par feu Fara Ndiaye (Ex PDS), qui assurait la vice présidence du Groupe Express Transit. Recruté comme Directeur du Développement du Groupe Express Transit, il pilote plusieurs opérations de restructurations et reprises d’entreprises. Après trois années passées au sein du Groupe Express Transit, IMF monte avec deux amis un cabinet d’Etudes et de Conseil Gamma international dont il fut le Directeur Général. En 1991, associé à ses anciens patrons en France avec qui il a noué une grande amitié, il crée la NSTS pour racheter les actifs de la STS en liquidation judiciaire. IMF est aussi Administrateur associé, actionnaire fondateur de l’Ecole Supérieure de Commerce SUPDECO), il a été le Président du Conseil d’Administration depuis sa création en 1993 jusqu’en 2008. Il crée par la suite FTT, INDOSEN et récemment COMASET dans le secteur du textile.

Un citoyen engagé et discret 
IMF est vice président de la Convention des Thiessois depuis sa création en 1993. Au sein de la Convention des Thiessois, il a mené de nombreuses actions dans le domaine de l’éducation, de la santé, du sport, de la culture et du social en faveur des Thiessois. Son engagement citoyen reconnu par les thiessois, s’est traduit par des réalisations concrètes dans la ville de Thiès. Profondément ancré dans les valeurs sénégalaises de solidarité et de partage IMF est très sensible à la situation des populations démunies, il entretient des relations particulières avec les personnes qui souffrent d’handicap, les vendeurs ambulants, les braves vendeuses de fruits présentes dès le petit matin sur l’axe Dakar Thiès… Il fréquente tous les milieux et entretient des relations avec toutes les couches de la population. IL agit dans la discrétion sans tambour ni trompette. Et comme il le dit lui même : « j’agis plus que je ne parle. Je ne fais pas partie de ces gens qui ont leur tam- tam sous le bras ou qui parlent tout le temps sans rien apporter à notre pays »

Un homme engagé

IMF est un homme qui a le courage de ses idées. Auteur de plusieurs publications et réflexions sur la situation économique et politique du Pays, Plus récemment, il s’est prononcé sur le Referendum en appelant à voter OUI et dernièrement lors des législatives, il a lancé un appel à voter en faveur de la coalition du Président Macky Sall soutenant que notre pays était dans une dynamique de progrès qu’il ne faudrait pas casser. Très attentif et parfois critique envers les politiques économiques mises en œuvre au Sénégal, il adhère aux options définies dans le cadre du PSE. Il pense et ne s’en cache pas : « Il faut reconnaître qu’il y’a eu de grandes ruptures qui ont été opérées dans le pays depuis 2012. Le Président Macky Sall a remis le Sénégal sur les rails et le PSE a tracé de bonnes perspectives pour notre économie, les projets lancés et en cours de réalisation sont pertinents et porteurs de croissance. Je me retrouve parfaitement dans le PSE car nombre de combats sur des questions économiques que je mène depuis mon retour au Sénégal ont été pris en charge par le PSE. Revisitez mes publications depuis les années 90, vous comprendrez le pourquoi». Interpellé sur le projet du TER qui fait débat aujourd’hui, il déclare sans sourciller : « le TER est un excellent projet, c’est un projet qui aura un impact économique et social considérable, peut être plus important que celui de l’aéroport. Il est pertinent car le TER doit être considéré comme une composante essentielle du projet du nouvel aéroport. Avec le TER, le Président Macky Sall corrige ainsi une insuffisance dans la conception globale du projet AIBD. Le TER complète la composante relative aux infrastructures de transports pour l’accès à l’aéroport comme l’autoroute à péage qui a déjà montré ses limites avant même la mise en service des infrastructures aéroportuaires. L’accessibilité est un critère important dans l’évaluation d’un projet d’aéroport. D‘ailleurs les aéroports des villes modernes sont de plus en plus connectés à un réseau ferroviaire même lorsque l’aéroport se trouve au cœur de la ville. Opposer aussi, le projet du TER au projet de réhabilitation du réseau ferroviaire national et international est aussi une erreur, c’est deux choses fondamentalement différentes »
 
 
 
DANS CETTE RUBRIQUE
NTS: le long parcours de l’industriel, Ibrahima Macodou Fall
La Corée du Nord conserve ses liens avec l’Afrique
LE VOL INAUGURAL DE L'AIBD SERA BELGE
LES RÉFORMES DU FRANC CFA SELON RACHIDA DATI, EURODÉPUTÉE
Ouverture de l'Aibd : L'aéroport LSS confié aux militaires
Doing Business : Le Sénégal dans le Top 5 des meilleurs réformateurs africains
Endettement : le Sénégal frôle les 60 %, le Fmi inquiet
VENTE DE TIGO : Millicom dénonce les allégations infondées de Wari
Comment Cheikh Amar a pompé 22 milliards de la Caisse des dépôts et consignations (CDC)
L’Etat sensible aux difficultés financières de l’Agence de presse sénégalaise
 
LES PLUS POPULAIRES
SENEGAL-ECONOMIE FINANCES PUBLIQUES : AMÉLIORATION DES RECETTES ET PROGRESSION DES DÉPENSES EN MAI (DPEE)

Consulté : 1352 fois
70% des terres occupés par des anacardiers : A Goudomp, la noix de cajou tue l’agriculture

Consulté : 484 fois
Classement des pays africains dans l’Indice de corruption : le Sénégal occupe la 61e place avec l’Afrique du sud

Consulté : 430 fois
 
 
 
 
 
 
ACTUALITE MULTIMEDIA SUNUDIASPORA © Copyright SunuDiaspora, 2015
Economie Vidéos Qui sommes-nous?  
Politique Audios Mot de la présidente  
Diaspora   L'équipe  
International Contenu  
Société Edito  
Sport   Abonnez-vous  
Culture Contact